la musique dans la salle du château

Les univers de la musique sont immenses

Tout d’abord, que sont les univers de la musique ? Il s’agit de mers somptueuses qui s’ouvrent sur des océans aux couleurs inconnues. Il est indéniable que cette navigation de nuit obéit à des règles. Des règles strictes auxquelles on ne saurait déroger. Ce serait au risque de s’abîmer sur les récifs ! Ainsi, la danse naît de l’instinct, de rites, de rythmes, de souvenirs, de traditions et d’émotions aussi. En somme, le grand timonier de la nuit reste le Dj. Il vous confiera que les graves éveillent quelque chose de préhistorique qui sommeille au plus profond de nous.

La musique dans la Grande Galerie du château

Une danse venue du fond des âges

Dans la nuit des temps, avant même d’avoir découvert la roue, hommes et femmes s’agitaient parfois autour d’un feu. De ces pulsions, de ces transes, s’élevait alors quelque chose vers le ciel. Ainsi, que cherchaient-ils alors, aujourd’hui enfouis dans les racines profondes de nos arbres généalogiques ? Entendaient-ils transmettre à l’univers leur trop plein d’énergie, comme pour l’interpeller de leur disgrâce. Ou tout au contraire, voulaient-ils ainsi puiser dans les éléments environnants ? Des éléments tels qu’air-terre et feu, les forces vives nécessaires à leur survie ?…

contrebassiste sympathique dans le Pigeonnier

Un DJ pour colorer la nuit

Ensuite, le Dj évoque les nuances des roboscans, des lyres et des leds. Ces incontournables viennent ici « colorer » les musiques et créer des synergies. Des interactions musicales sont ainsi mises en œuvre entre le parc et la Grande Galerie ou les Salon des Musiques. De même façon, l’adéquation son et lumière entre la piscine et le Pavillon Oriental reste un moment-clef de la fête. Aussi, ce même Dj vous confiera certaines règles implacables puisque aussi bien il règne sur la nuit !… Le « dance floor » sera restreint dans ses dimensions pour des raisons purement… tribales !… Plus tard, les brumes vont naître par la seule magie de quelques artifices. Elles s’épaississent, se colorent, s’entremêlent dans les faisceaux qui les pénètrent. Enfin, les ombres qui s’agitent au rythme des musiques se drapent, s’enroulent dans un manteau. Un manteau changeant qui les rend invincibles autant qu’anonymes. Plus tard, un feu de chêne, de bois de rose et d’églantier sera allumé de l’autre côté de la closerie. Étrange fascination, émotion archaïque face à un feu peut être né, il y a quelques 790.000 ans au bord du Jourdain.

les arts de la fête : la musique au Château de Vallery

Extrait du livre « Vallery – La fête au Château » de Patrice Vansteenberghe, Paru en décembre 2013. En savoir plus…